Il était une fois l’huile d’argan et son arbre l’Arganier

Arganier, les origines de l’arbre de fer source de l’Argan

L’histoire de l’arganier aurait débuté il y a plusieurs millions d’années dans le nord de l’Afrique. En effet, à cette époque, les côtes marocaines et les Iles Canaries étaient sur des terres communes. L’arganier aurait vu naturellement le jour à cette période de changements climatiques.

On peut noter que l’on nomme également l’Arganier, source de l’huile d’argan, « Argania Spinosa ». D’ailleurs, sur la liste des ingrédients de l’huile d’Argan (INCI), on y inscrit « argania spinosa kernel oil ».

C’est à travers l’ère tertiaire, période du soulèvement de l’Atlas, que l’arganier se répandu. En effet, l’évolution du climat vers une tendance chaude et tempérée aurait permis à l’arganier de se développer. D’abord sur les terres du Maroc et notamment, à moindre mesure, d’Algérie et du Brésil.

Aussi, des essaies furent réalisés pour cultiver l’Arganier hors du Maroc. En effet, les climats et terres de certaines régions du monde, tels que la Californie, le Mexique et Israël, ont permis de cultiver des Arganiers, même si le rendement reste assez faible. Feront-ils mieux que la nature ? On vous laisse méditer là dessus.

Aujourd’hui, l’huile d’argan représente un ingrédient incontournable dans les cosmétiques (crème hydratante, savon, shampoing, soin contre l’acné, …). Moins connue, obtenue après torréfaction des amandons, elle constitue également une huile culinaire de très haute qualité dans diverses recettes de cuisine (salades, homard, tajine de viande, tajine de poisson, …).

De l’Arganier à l‘huile d’Argan, une histoire mystérieuse

L’histoire de l’Argania Spinosa se fonda grâce à ses vertus médicinales, cosmétiques et alimentaires. C’est ainsi que l’huile d’Argan devint une huile prestigieuse qui se répandit dans le monde à travers les siècles.

Principalement présent dans la région du Souss au Maroc, l’arganier peuple en plus faible quantité les régions du nord jusqu’à l’ouest du Maroc.

Par ailleurs, cet arbre endémique du Maroc se retrouve aussi dans la région de Tindouf au sud de l’Algérie. Par contre, loin de l’océan et l’humidité, l’Algérie a vu ses arganiers se restreindre avec le temps.

L’arganier est exploité depuis l’arrivée des berbères sur les terres marocaines, mais il reste difficile de dire comment ils ont découverts la précieuse huile d’argan de son fruit. Le nom « argania spinosa », attribué à l’arganier depuis le début du 20ème siècle, a pendant longtemps été consommé et cultivé au Maroc pour répondre à des besoins individuels.

L’Arganier au patrimoine mondial de l’UNESCO

Dans les années 1990, l’huile d’argan a connu un renouveau dans le commerce international. Ainsi, pour répondre à la forte demande, de nombreuses coopératives, composées uniquement de femmes, se sont développées.

Ainsi, depuis 1995, les méthodes de fabrication se sont normalisées pour répondre aux exigences sanitaires internationales. De plus, de nouvelles techniques industrielles pour produire de l’huile d’argan sont apparues.

On compte environ 150 coopératives d’Argan aujourd’hui. Elles permettent alors à plus de 4500 femmes de vivre et de prendre une place plus importante dans les décisions sociétales.

Pour finir, la rareté de l’Argania Spinosa le fit entrer en décembre 1998 dans la liste des héritages du monde de l’UNESCO (organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture). De plus, la protection de l’Arganier fut notamment engagée pour retenir la monté du désert du sud vers le nord du Maroc.